Re: Rubrique Blues
Publié : 28 sept. 2026 14:49
Hello les « bluesmen », passons (enfin) aux choses sérieuses !
Vous voulez improviser, mais la plupart du temps, vous avez des difficultés pour savoir par où commencer.
Alors, bien d’accord que vous vous serviez éventuellement de tablatures pour parvenir à maîtriser le thème d’un morceau, bien que j’ai toujours considéré qu’il est de loin préférable de pouvoir y arriver à l’oreille (pour plaisanter, je dirais « donc, sans avoir à se servir du mode d’emploi de l’instrument…).
Pour l’impro, je ne puis pas imaginer un seul instant que l’on songe encore à se servir de tablatures, vu que le discours sera normalement improvisé et pas préalablement fixé avec des chiffres !!!
Gilbert nous a donc aimablement rappelé la gamme blues en tonalité de Sol : = Sol - Sib - Do - Réb - Ré - Fa - Sol
J’ai donc vérifié la configuration du diato en C et l’on me dit que dans la tonalité d’un blues en Sol, on le joue en deuxième position sur cet instrument en C. Ok, alors je découvre où les notes se trouvent et j’observe que, par rapport à la gamme blues en Sol, seuls le Sib et le Réb sont à altérer. Je répète la liste des accords d’un blues de 12 mesures en Sol :
G7 (4 fois) - C7 (2 fois) - G7 (2 fois) - D7 - C7 - G7 - D7 (ce dernier D7 au cas où l’on repart en G7).
Je redonne la composition des accords :
G7 = Sol - Si - Ré - Fa C7 = Do - Mi - Sol - Sib - D7 = Ré - Fa#(Solb)- La - Do
Une fois pour toutes, identifiez bien les notes sur votre instrument, de manière à pouvoir vous en servir au bon moment par rapport au contenu des accords que j’ai répété.
Ecoutez attentivement la bande son de Claude et Gilbert avec la répétition des mêmes grilles de 12 mesures et faites l’effort de repérer CLAIREMENT les 4 accords de G, suivis des 2 de C, puis à nouveau 2 de G, et identifiez obligatoirement le D7 (la 9ème mesure = la résolution) suivi des 3 derniers accords (C7-G7-D7) avant de repartir sur la grille suivante avec les 4 G.
Vous connaissez ma situation par rapport à l'harmonica et donc, pour fournir un exemple, j’ai été forcément contraint de me servir assez péniblement de mon synthé pour parcourir une grille, en essayant de me servir des notes principales de chaque accord pour y apporter la couleur adéquate.
Lors des changements d’accords (passage de G à C ou G à D), il faut absolument se servir de la note principale qui DISTINGUE les deux accords : par exemple, lorsque l’on arrive en C après G, il faut aller chercher le Sib (= la 7ème de C7) parmi les autres notes jouées.
Et lorsque l’on passe de G à D, ON NE PEUT PAS s’empêcher d’utiliser le F#(Solb) du D7 (la tierce majeure, seule fois où elle est présente dans la grille des 12 mesures), à jouer parmi d'autres notes bien entendu.
Remarque : on observe qu’UNE SEULE note de la gamme n’est pas naturellement présente dans les accords cités, c’est le Réb (Db) ! Il s’agit de " LA BLUE NOTE» par excellence (= la quarte augmentée ou quinte diminuée de la gamme). Elle crée une tension très typique du blues et quand elle est jouée (brièvement ou longuement), elle se résout presque obligatoirement sur le Ré.
Une autre note également très bluesy est le Sib qui s’oppose au Si contenu dans l’accord de G (et donc à très fortement recommander sur C7 comme déjà dit).
Voilà le résumé de base qui doit vous permettre de vous lancer !
Mon exemple au synthé est très « scolaire », il tend à vous indiquer principalement la couleur des accords sans user des contorsions, effets, inflections, glissando, overblow, que sais-je… propres au diato et tout simplement impossibles au synthé.
C’est moi qui me suis lancé en premier (sur les injonctions de Mimi, hein ?) car quelque chose me dit que si je ne commence pas, rien ne se fera.
Alors, il ne vous reste plus qu’à, hein Mimi !
Benoît
Vous voulez improviser, mais la plupart du temps, vous avez des difficultés pour savoir par où commencer.
Alors, bien d’accord que vous vous serviez éventuellement de tablatures pour parvenir à maîtriser le thème d’un morceau, bien que j’ai toujours considéré qu’il est de loin préférable de pouvoir y arriver à l’oreille (pour plaisanter, je dirais « donc, sans avoir à se servir du mode d’emploi de l’instrument…).
Pour l’impro, je ne puis pas imaginer un seul instant que l’on songe encore à se servir de tablatures, vu que le discours sera normalement improvisé et pas préalablement fixé avec des chiffres !!!
Gilbert nous a donc aimablement rappelé la gamme blues en tonalité de Sol : = Sol - Sib - Do - Réb - Ré - Fa - Sol
J’ai donc vérifié la configuration du diato en C et l’on me dit que dans la tonalité d’un blues en Sol, on le joue en deuxième position sur cet instrument en C. Ok, alors je découvre où les notes se trouvent et j’observe que, par rapport à la gamme blues en Sol, seuls le Sib et le Réb sont à altérer. Je répète la liste des accords d’un blues de 12 mesures en Sol :
G7 (4 fois) - C7 (2 fois) - G7 (2 fois) - D7 - C7 - G7 - D7 (ce dernier D7 au cas où l’on repart en G7).
Je redonne la composition des accords :
G7 = Sol - Si - Ré - Fa C7 = Do - Mi - Sol - Sib - D7 = Ré - Fa#(Solb)- La - Do
Une fois pour toutes, identifiez bien les notes sur votre instrument, de manière à pouvoir vous en servir au bon moment par rapport au contenu des accords que j’ai répété.
Ecoutez attentivement la bande son de Claude et Gilbert avec la répétition des mêmes grilles de 12 mesures et faites l’effort de repérer CLAIREMENT les 4 accords de G, suivis des 2 de C, puis à nouveau 2 de G, et identifiez obligatoirement le D7 (la 9ème mesure = la résolution) suivi des 3 derniers accords (C7-G7-D7) avant de repartir sur la grille suivante avec les 4 G.
Vous connaissez ma situation par rapport à l'harmonica et donc, pour fournir un exemple, j’ai été forcément contraint de me servir assez péniblement de mon synthé pour parcourir une grille, en essayant de me servir des notes principales de chaque accord pour y apporter la couleur adéquate.
Lors des changements d’accords (passage de G à C ou G à D), il faut absolument se servir de la note principale qui DISTINGUE les deux accords : par exemple, lorsque l’on arrive en C après G, il faut aller chercher le Sib (= la 7ème de C7) parmi les autres notes jouées.
Et lorsque l’on passe de G à D, ON NE PEUT PAS s’empêcher d’utiliser le F#(Solb) du D7 (la tierce majeure, seule fois où elle est présente dans la grille des 12 mesures), à jouer parmi d'autres notes bien entendu.
Remarque : on observe qu’UNE SEULE note de la gamme n’est pas naturellement présente dans les accords cités, c’est le Réb (Db) ! Il s’agit de " LA BLUE NOTE» par excellence (= la quarte augmentée ou quinte diminuée de la gamme). Elle crée une tension très typique du blues et quand elle est jouée (brièvement ou longuement), elle se résout presque obligatoirement sur le Ré.
Une autre note également très bluesy est le Sib qui s’oppose au Si contenu dans l’accord de G (et donc à très fortement recommander sur C7 comme déjà dit).
Voilà le résumé de base qui doit vous permettre de vous lancer !
Mon exemple au synthé est très « scolaire », il tend à vous indiquer principalement la couleur des accords sans user des contorsions, effets, inflections, glissando, overblow, que sais-je… propres au diato et tout simplement impossibles au synthé.
C’est moi qui me suis lancé en premier (sur les injonctions de Mimi, hein ?) car quelque chose me dit que si je ne commence pas, rien ne se fera.
Alors, il ne vous reste plus qu’à, hein Mimi !
Benoît