Sur mon récent "J'en avais Aufray" [ viewtopic.php?t=11519 ], qui comportait 7 extraits de chansons d'Hugues Aufray, j'avais indiqué :
" j'en avais même un 8e sur ma liste, mais l'écoute de ses différentes interprétations sur la toile m'a suggéré de le traiter à part pour en élaborer une version cette fois orchestrée, fortement inspirée par l'une d'elles."
Eh bien le voici maintenant. Il s'agit d'une reprise de la chanson Girl from the north country créée par Bod Dylan en 1963, adaptée en français par Pierre Delanoë et Hugues Aufray en 1965. On en trouve nombre d'enregistrements - dont le clip dans lequel Marina Vlady joue le rôle de la fille du nord - parfois même en duo avec des chanteurs célèbres. Mais c'est l'orchestration issue du concert d'Hugues Aufray à l'Olympia en 1991 qui a retenu mon attention. Je m'en suis donc inspiré, en y apportant malgré tout mon grain de sel.
Re: La fille du Nord
Publié : 23 févr. 2026 13:37
par geo21320
Bonjour CLAUDE .
Merci pour ce morceau qui reveille des souvenirs ..
Superbe interprétation , j'ai apprécié .
Très bonne journée .
Amitié . Georges .
Re: La fille du Nord
Publié : 23 févr. 2026 16:38
par bonite
Belle reprise, Claude, d’un morceau de Bob Dylan, chanteur que j’ai tant adoré lors de sa fulgurante ascension (j’ai son âge)
et que tellement d’artistes ont ensuite pris comme modèle.
A l’époque, c.à.d. il y a bien… 60 ans, ne maniant pas encore suffisamment l’anglais, je ne prêtais pas tant attention à ses textes,
alors qu’il a pourtant reçu il y a quelque temps le Prix Nobel de littérature pour son oeuvre !
Ses mélodies suffisaient à m’enchanter, souvent des complaintes, mais il avait le génie de savoir les créer dans un style très reconnaissable.
Celle que Claude a choisie m’apparaît comme assez particulière car, tenez-vous bien, elle repose exactement en tout et pour tout sur QUATRE NOTES ! On est en La majeur et durant toute la mélodie, on n’entend que les trois notes de l’accord majeur de La (soit La-Do#-Mi) trituré dans tous les sens, auquel on ajoute de temps à autre un Si (la seconde de la gamme de La).
Comme quoi, il y a mille et une façons d’écrire une mélodie, le principal étant de trouver la formule qui accroche, ce qui est bien le cas ici !
Et Claude s’est bien évidemment laissé accrocher pour s’en est donner réellement à coeur joie !
Benoît
Re: La fille du Nord
Publié : 23 févr. 2026 21:35
par Jérôme
C'est une chanson que j'aime beaucoup. Tu en as fait belle interprétation. J'aurais choisi la version Dylan, mais c'est juste une question de goût bien entendu.
Je vois que tu es comme moi pour choisir un morceau à rejouer, tu fouilles et écoutes une multitudes de versions. et merci d'animer un peu le forum.
Re: La fille du Nord
Publié : 23 févr. 2026 23:43
par Claude
bonite a écrit : ↑23 févr. 2026 16:38
... elle repose exactement en tout et pour tout sur QUATRE NOTES ! On est en La majeur et durant toute la mélodie, on n’entend que les trois notes de l’accord majeur de La (soit La-Do#-Mi) trituré dans tous les sens, auquel on ajoute de temps à autre un Si (la seconde de la gamme de La).
A noter sur cet aspect que ce thème emprunte les notes non altérées d'un diato.
Hugues Aufray navigue sur ces notes en variant ses phrasés. Difficile à les mémoriser, même en connaissant les paroles. Aussi, j'ai pris le soin au préalable de les écrire - en les écoutant bien par bouclage de chaque (merci Audacity) - sur une portée. Et pour l'enregistrement, j'ai suivi attentivement cette partition. Peu importe les notes, ce sont les écarts entre elles qui m'ont guidés.
D'ailleurs, initialement cette chanson est écrite en SOL, à cause du jeu de pseudo picking sur une guitare, difficile à rendre dans une autre tonalité. Mais n'ayant pas d'harmo en SOL, j'ai transposé en LA, en plaçant un capodastre en case 2 sur le manche (ce qui permet les mêmes articulations qu'en SOL).
Re: La fille du Nord
Publié : 23 févr. 2026 23:55
par Claude
Jérôme a écrit : ↑23 févr. 2026 21:35
J'aurais choisi la version Dylan, mais c'est juste une question de goût bien entendu.
Le problème de la version de Dylan est la répétabilité (x 5) d'une interprétation purement instrumentale, même si on varie l'ordre de notes des phrasés. Car la chanson repose essentiellement sur son texte.
Idem d’ailleurs pour les différentes enregistrements d'Aufray et consorts. Ce pourquoi j'avais d'abord prévu d'en intégrer un extrait dans mon medley "j'en avais Aufray"... jusqu'à ce que je tombe sur l'enregistrement pseudo symphonique de 1991, qui non seulement "planait" à merveille, mais permettait cette fois une évolution crescendo de la partie orchestrale, et de la moduler selon mon imagination, palliant ainsi le côté quasi répétitif du thème.